27 janvier 2026

Partenaires (1/6): CTA

Sur une intervention, nous sommes rarement seuls. Plus elle est importante, plus il y a d’autres entités présentes. Dans cette série de 6 articles, nous vous présentons nos partenaires.

Inondations, incendies, alarmes automatiques ou encore accident avec pollutions ou personne(s) incarcérée(s)… Des événements qui nécessitent les compétences des sapeurs-pompiers. En cas d’urgence, un seul numéro à composer: 118.

L’appel sera pris en charge par le personnel du Centre de traitement des alarmes (CTA-118), basé à Lausanne et géré par l’ECA. Disposant seulement de son ouïe pour comprendre la situation, l’opérateur, sous pression, doit garder son calme et rassurer l’appelant qui vit une situation de stress. Le temps de réponse, d’envoi des moyens et la coordination des secours… tout est minuté. Lors d’événements majeurs, l’opérateur peut envoyer un lien à l’appelant afin d’accéder à la vidéo du smartphone et ainsi s’aider de l’image pour mieux analyser la situation.

Un train feu

Car chaque alarme nécessitant l’intervention des sapeurs-pompiers entraîne l’engagement d’un train feu. Il s’agit de moyens définis à l’avance pour répondre de manière efficace et proportionnée au besoin. Prenons l’exemple d’un feu de cuisine. L’opérateur, en quelques clics, mobilise un tonne-pompe, une échelle automobile, un véhicule modulaire, ainsi que les équipages disposant des compétences requises. Une fois sur place, le chef d’intervention contacte le CTA pour dresser un premier bilan et indiquer si les moyens engagés sont suffisants ou s’il faut renforcer le dispositif.

Le système de mobilisation (START) recense les compétences des sapeurs-pompiers vaudois, ainsi que la disponibilité des véhicules. En parallèle, les volontaires doivent informer de leurs disponibilités. C’est ensuite le programme informatique qui va sélectionner le véhicule avec le personnel ayant les bonnes compétences.

Dispatcher les effectifs

Lors d’événements d’ampleur, telles les inondations exceptionnelles survenues à Morges et ses environs le 26 juin 2024, le CTA anticipe les besoins en ressources. Ceci notamment en prévoyant davantage d’opérateurs et en informant, au préalable, du risque, les services de défense incendie et de secours (SDIS) concernés. Si les premiers appels au 118 déclenchent un départ « classique » des sapeurs-pompiers, les autres sont dirigés vers le Poste de commandement avancé (PCA), installé au sein même d’une de nos casernes.

Les appels reçus au CTA sont saisis dans le système et transmis directement au PCA. Aux responsables du SIS Morget d’envoyer ensuite le matériel et le personnel sur le terrain, en fonction des priorités. Ceci tout en veillant à maintenir une capacité d’intervention suffisante en cas de sinistre simultané, comme un incendie.

En cas de manque de volontaires ou de matériel, des renforts d’autres SDIS peuvent être appelés. Pour cela, l’opérateur saisit les besoins dans START. Celui-ci identifie et propose automatiquement les ressources disponibles dans les casernes voisines. Toutefois, le CTA veille à ne pas déséquilibrer une région en engageant tous les effectifs proches sur la même intervention. Il s’assure de maintenir la couverture opérationnelle du secteur en puisant des ressources ailleurs dans le canton. C’est ainsi que lors de l’incendie de la déchetterie de Saint-Prex, des renforts sont venus de divers secteurs du canton. Pour les mêmes raisons, en 2025, nos volontaires du SIS Morget ont été prêté main-forte à leurs homologues moudonnois, lors d’un incendie majeur.

Le Centre de traitement des alarmes. Crédit: ECA
Le Centre de traitement des alarmesEn chiffres
Le Centre de traitement des alarmes est situé à Lausanne. Dans le même bâtiment, au même étage, séparés par professions, sont installés les opérateurs qui répondent au 118 (des pompiers), au 144 (du personnel médical), au 117 (des policiers), mais aussi au 112. Ce numéro international arrive chez les policiers qui, si besoin, redirigent vers les bons opérateurs.
* 15 opérateurs professionnels qui travaillent en 3×8, secondés par des auxiliaires provenant d’autres services de l’ECA et mobilisés en cas d’événements généralisés;
* 3 à 4 mois de formation initiale sont nécessaires, suivis par un travail en binôme;
* Minimum 3 à 4 opérateurs professionnels par tranche horaire.
Dans la série « partenaires », à venir ou déjà publié
  • Centre de Traitement des Alarmes (CTA)
  • Service de Protection et Sauvetage Lausanne (SPSL)
  • Centre de Secours et d’Urgence (CSU Morges-Aubonne)
  • Soutien Sanitaire Opérationnel (SSO)
  • Inspectorat cantonal
  • Police Région Morges (PRM) et Gendarmerie

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