
Sur une intervention, nous sommes rarement seuls. Plus elle est importante, plus il y a d’autres entités présentes. Dans cette série de 6 articles, nous vous présentons nos partenaires.
Lorsqu’une intervention qui dure plus de 1h ou qu’il y a un risque particulier, les membres du Soutien Sanitaire Opérationnel (SSO) sont dépêchés sur place. C’est le chef d’intervention, le Centre de Traitement des Alarmes ou l’inspecteur cantonal qui les alarmes.
Leur mission: s’occuper des intervenants et ainsi libérer l’ambulance qui a été envoyée en prévention. Car intervenir dans un incendie avec tout le matériel nécessaire, n’est pas sans impact sur la santé physique des sapeurs-pompiers. Un regard extérieur, d’un professionnel de la santé, permet d’éviter que le volontaire retourne dans l’action, alors que son état physiologique n’est pas compatible avec l’activité attendue.




Un moment de repos et d’hydratation, tout comme une alimentation adaptée, contribuent à « reconditionner » le personnel. Avec la collaboration d’une diététicienne, un protocole a été établi selon différents facteurs (température, pulsations, âge,…) afin d’hydrater et de nourrir le volontaire de manière optimale.
Eviter les urgences
Le SSO a aussi pour mission d’effectuer des soins afin d’éviter que le bobo – par exemple une cloque – ne devienne un problème. Il assure, par ailleurs, la prise en charges des urgences médicales sur le site de l’intervention.
Lorsqu’il y a un certain nombres de civils impliqués, c’est alors un Poste Médical Avancé (PMA) qui est déployé. Ceci permet d’assurer le flux, au travers de l’acronyme des 4T pour Trier, Traiter, Transporter, Tracer. Les ambulanciers sont libérés et cela éviter d’asphyxier les urgences. Les membres du PMA envoient à l’hôpital que les cas qui le nécessitent et soignent sur place les autres.
| Le Détachement Poste Médical Avancé | En chiffres |
| Le Détachement Poste Médical Avancé (DPMA) créé en 1992 et une entité qui a plusieurs missions: le Poste Médical Avancé (PMA) et, depuis 2012, assure les missions du Soutien Sanitaire Opérationnel (SSO). A ce titre, il est aujourd’hui reconnu comme un SDIS « spécialisé ». Parmi les autres activités du DPMA, il y a aussi le ESMO+ qui effectue le même travail que le SSO, mais pour les membres du maintien de l’ordre ou encore la décontamintaiton de personnes, dans les domaines ABC (pour Atomique, Biologique et Chimique). L’ECA mandate également cette entité pour un rôle de formation sanitaire dans les SDIS en planifiant le thème des cours et en coachant les différents formateurs. Enfin, pour la Ville de Lausanne ou l’Etat de Vaud, le DPMA a pour mandat de mettre en place et gérer un concept sanitaire lors de grandes manifestations. | * 75 miliciens: 15 médecins, 40 professionnels de la santé et 20 secouristes issus du milieu des soins ou des partenaires; * 4 permanents pour les deux entités qui s’occupent de tout le canton de Vaud, voire parfois au-delà; * 1 seule caserne, à Lausanne, et des membres qui vivent sur tout le canton. Permettant ainsi de parfois être sur le site de l’intervention avant ceux partant de Lausanne; * 25 à 30 interventions par an pour le SSO, 1 à 4 par an pour le PMA; * 24h/24 la disponibilité du personnel du DPMA. |
Dans la série « partenaires », à venir ou déjà publié
- Centre de Traitement des Alarmes (CTA)
- Service de Protection et Sauvetage Lausanne (SPSL)
- Centre de Secours et d’Urgence (CSU) Morges-Aubonne
- Soutien Sanitaire Opérationnel (SSO)
- Inspectorat cantonal
- Police Région Morges (PRM) et Gendarmerie


