
Sur une intervention, nous sommes rarement seuls. Plus elle est importante, plus il y a d’autres entités présentes. Dans cette série de 6 articles, nous vous présentons nos partenaires.
Sur certains appels, tels une alarme automatique, un chat dans un arbre ou une personne bloquée dans un ascenseur, il y a peu de chance que nos sapeurs-pompiers volontaires voient arriver des gendarmes ou des policiers.
Cependant, sur une grande partie de nos interventions, le personnel qui répond au 117 se déplacera. Cela peut-être de manière automatique ou sur demande d’un de nos chefs d’intervention. Lors d’un incendie, les gendarmes viennent systématiquement car généralement un rapport leur sera demandé. Une partie des patrouilles sera en charge de sécuriser les accès, respectivement de mettre en place une déviation, ou de veiller à l’ordre public. D’autres devront éventuellement déterminer si l’incendie est un acte volontaire, une négligence ou un problème technique.
Sur 6 des 24 communes couvertes par le SIS Morget, la partie sécurisation et ordre public est gérée par la Police Région Morges (PRM). A savoir: Morges, Saint-Prex, Préverenges, Tolochenaz, Buchillon et Lussy-sur-Morges. La Gendarmerie sera également présente.
Ainsi, lors d’un incendie, les gendarmes viennent en renfort des pompiers. Alors que lors d’un accident de la circulation, ce sont les ambulanciers et/ou les policiers qui sont les premiers sur les lieux. Nos sapeurs seront alarmés en cas de sauvetage (désincarcération) ou pour gérer une pollution.
Puis, il y a pleins de situations où les compétences des deux entités sont nécessaires. Par exemple, pour forcer une porte, sauf urgence vitale, les policiers sont appelés pour l’ouvrir. Car ensuite, au regard de la loi, c’est ce corps là qui est en charge de la sécurisation, des clés du logements, etc.
Diverses polices
Lors d’un incendie, plusieurs corps de police peuvent être engagés. La PRM peut être le premier service sur les lieux afin d’assurer la sécurisation du site, tandis que la gendarmerie procède ensuite aux constatations. En fonction de l’ampleur et des premiers éléments observés, le constat reste sous la responsabilité de la gendarmerie ou, selon la complexité, dans les mains de la police de sureté.
La même situation peut se produire lors d’un accident de travail ou de circulation. La gendarmerie la plus proche interviendra dans les premières minutes, puis, selon les circonstances, transmettra le dossier à la gendarmerie territoriale. Suivant la typologie de l’événement, l’affaire sera reprise par l’unité de circulation ou la police de sûreté.
La Centrale de police vaudoise travaille pour tous les intervenants dits feux bleus. Ce sont eux qui sont récipiendaires du 117, mais également du 112 (numéro d’urgence international) et des eCall (alarmes émises par les véhicules).
Alors que sur un bon nombre de nos interventions nous croisons l’un ou plusieurs de nos partenaires, la police intervient davantage seule que sur des situations communes.
| La Police cantonale vaudoise | En chiffres |
| La Police cantonale vaudoise est composée de trois corps: la gendarmerie, la police de sûreté et les services généraux. Elle a pour mission générale d’assurer, dans les limites de la loi, le maintien de la sécurité et de l’ordre public. En outre, elle: > exerce la police judiciaire; > agit sur l’ensemble du territoire cantonal; > assure, en collaboration avec les polices municipales, la prévention criminelle dans la mesure de ses moyens et dans les limites de la loi. | * 1380, environs, collaborateurs travaillent pour la Police cantonale vaudoise; * 260’000 événements ont été traités par la Centrale en 2024; |


