6 juillet 2026

Des liens de coeur et de sang

Au sein d’un corps de sapeuses-pompières et sapeurs-pompiers se mélangent différents profils. Pour une partie d’entre eux, il y a également un lien de coeur ou de sang qui les unit. Découvrez quelques-uns de nos duos, et même trio, familiaux.

Antoine Bovet entouré par son père, Sébastien (à g.) et son oncle, Didier (à d.).
Les soeurs Früh avec Maeva (à g.) et Lea.
David Pagot et son fils Loucas.
Raphaëlle Krayenbühl et Bastien Goncerut sont en couple.
Les frères Dupuis, Fabrice et Raphaël.
Xavier Reigner et sa fille Charlotte.
Marjorie Ligonnet et son mari Edgar Mayer.
Chloé Francfort et son papa Thierry.

« J’ai commencé les pompiers pour embêter mon frère ». C’est ce que répondent, sans se concerter, Sébastien Bovet et David Pagot. « Il n’avait pas l’âge pour s’engager, les pompiers ne m’intéressaient guère, mais je trouvais sympa d’y aller pour l’embêter, car lui en rêvait, précise Sébastien Bovet. Finalement, 26 ans plus tard, j’y suis toujours. »

Son confrère David Pagot débute son engagement en France en 1994, pour les mêmes raisons. Arrivé en Suisse, il rejoint les volontaires en 2003 et a toujours la passion, contrairement à son frère qui a arrêté.

Suivre les traces

Pour nombre d’entre eux, la fibre coule dans les veines familiales de génération en génération. Le papa Dupuis était pompier, pour les deux frères, Fabrice et Raphaël, s’engager allait de soi. Tous deux ont suivi un peu le même chemin, ils ont notamment été, l’un après l’autre, chef de l’organe d’intervention de Dissy et aujourd’hui interviennent à Morges. Antoine Bovet, Charlotte Reigner, Loucas Pagot et Chloé Francfort débutent avec les Jeunes Sapeurs-Pompiers et sont désormais intégrés dans le SIS Morget.

Pour d’autres, c’est presque le hasard qui les mène à enfiler la tenue. Dans la famille Früh, elles sont initialement trois sœurs à pousser la porte d’une caserne. « C’est une belle expérience et cela nous change de notre milieu professionnel qui est très académique, déclarent Lea qui travaille dans une association de protection de l’environnement et Maeva, doctorante en droit. Les personnes à la caserne d’Aclens sont bienveillantes, nous nous sommes tout de suite senties à l’aise. »

Poussé par la curiosité

Thierry Francfort apprécie la variété des activités et souhaitait rendre service à la population, ce qui l’a motivé à devenir pompier volontaire. Pour Marjorie Ligonnet et Edgar Mayer, c’est un courriel annonçant le recrutement, arrivé dans la start-up où travaille ce dernier, qui les a d’abord fait sourire. « C’est ainsi qu’on a découvert l’existence des pompiers volontaires », précise le couple qui n’a pas grandit en Suisse. L’idée mûrit petit à petit et, sans se concerter, les deux décident de se rendre à la séance d’information. Aujourd’hui, ils partent ensemble en intervention.

Quant à notre autre couple, l’intérêt naît de manière différente. Bastien Goncerut grandit avec ses deux parents engagés au Centre de Renfort de Morges. Quand elle le rencontre, Raphaëlle Krayenbühl réfléchit déjà à enfiler la tenue de feu. « J’aime bouger, l’entraide et l’adrénaline, je pousse la porte de la séance d’information par curiosité et 2h après je signe », se rappelle-t-elle. Au moment d’emménager ensemble, le couple cherche une commune liée à un Détachement de Premier Secours et s’établit ainsi à Denges, à deux pas de la caserne.

Et vous? Qu’est-ce qui vous a motivé ou vous motiverait à rejoindre les pompiers volontaires?

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